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(source http://senseiruns.free.fr/)
Gilles Cherdieu est né le 7 juin 1969 à Pointe à Pitre en Guadeloupe. Il débute le karaté à l’âge de 17 ans, au SIK de Serge Chouraqui, et se retrouve donc à l’entraînement avec les cadors de l’époque : les frères Serfati, Pyrée, Gaufin, Khatiri et toute la clique !… Il s’intègre très vite à la bande et son coach lui trouve des qualités essentielles qui en font un titulaire indispensable à l’équipe. Cherdieu a beaucoup de coeur, sa douceur naturelle et sa droiture l’imposent très vite comme un leader. Lorsqu’il combat aux côté de ses amis, sa détermination sans faille est communicative et toute l’équipe est transcendée… Il multiplie très vite les résultats avec le SIK et se retrouve catapulté en équipe de France.
Les qualités qui ont permis à Cherdieu de s’imposer au SIK vont également l’imposer en Sélection Nationale. Avec lui, la France reprend le titre Européen en 93 et surtout, après 22 ans d’attente, le titre mondial en 1994. Avec le recul, on peut dire que malgré sa discrétion, le guadeloupéen était vraiment le ciment de cette équipe. Mais son plus haut fait d’arme en sélection était encore à venir…
1996, Sun City, Afrique du Sud… La France remet pour la troisième fois son titre mondial en jeu. La finale l’oppose une fois de plus à l’Angleterre et on assiste à l’un des scénarios les plus invraisemblables de l’histoire des Championnats du Monde. Braun s’impose, Anselmo s’incline, Pinna et Lehetet concèdent le nul : Tout repose sur les épaules de Cherdieu ! A 6 secondes de la fin, celui-ci est mené 4 à 3, il fonce sur l’Anglais et arrache l’égalisation ! Il reste 3 secondes, l’arbitre relance le combat et cherdieu repart à l’assaut ! L’anglais s’enfuie en courant, l’arbitre le sanctionne et donne, à ce que l’on croit, la victoire à la France… Mais Tiki Donovan, le fameux Coach de Sa-Majesté porte réclamation en prétextant que le chrono n’est pas parti et que son poulain a été pénalisé bien après 3 secondes… |
La réclamation est acceptée, il faut un match décisif, tout va se jouer maintenant ! Du côté, Anglais, c’est Call qui se prépare, tandis que chez nous Lehetet se concentre. Les coachs donnent les feuilles de match, le combat va commencer et là, double surprise ! Au dernier moment, Call s’efface pour laisser la place à Otto mais Lehetet fait de même et c’est Cherdieu qui combat ! Thierry Masci lance à Tiki Donovan le désormais célèbre “You want to play ? We want to play !”… Un fulgurant gyaku-zuki de Gilles donne l’ultime point aux tricolores qui conservent leur titre dans une ambiance de folie !…
En 1998, Cherdieu et l’équipe de France conservent le titre mondial. C’est le moment que choisit le Guadeloupéen pour tirer sa révérence, avec ses copains Braun, anselmo et Lehetet… Mais si Gilles Cherdieu a fait une carrière remarquable et exemplaire en équipe, c’était également un redoutable combattant en individuels. Moins talentueux qu’un Pinna ou qu’un biamonti, sa maîtrise tactique et stratégique était incroyable. Son sang froid et son sens du combat ont largement comblé ses petites limitations techniques, par rapport aux autres champions de l’époque.
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Sacré 6 fois Champion de France, il obtient en 91 son premier podium international avec une 3ème place aux Championnats d’Europe. C’est en 94 qu’il monte pour la première fois sur la plus haute marche du podium Européen, un titre qu’il obtiendra également en 96, 97 et 98 !…
Et puis bien sûr, Cherdieu a également connu la consécration mondiale en individuel. Il s’impose à Sun-City en 1996 et réalise l’exploit de conserver son titre en 1998 !.. Un haut fait d’armes que seul son entraîneur national, Thierry Masci, avait réussi avant lui chez les garçons…
On a pu revoir Gilles Cherdieu dans l’encadrement des tricolores en 2000 à Munich, mais également en 2002 à Madrid, où il avait cette fois la direction de l’équipe de Tunisie. Une de ses filles s’est d’ailleurs incliné aux prolongations de la finale contre la française Nathalie Leroy : Nul doute qu’il saura amener ce pays au plus haut niveau !…
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